vendredi, janvier 16, 2009

Gaza: Little picture, Big Picture of what US President and Congress are denying

On Saturday 10 January 2009, Australia’s most well-known cartoonist and social commentator Michael Leunig, gave his readers a disturbing account of how the time-honoured traits of decency and caring for others in what we call our civilized world, are fast giving way to the callous “me first” syndrome with dire consequences for the human condition that few realise will inevitably affect even them. He recounts a shocking incident where a woman is accosted by a group of men in a suburban street and is saved by a 72-year-old man who is badly beaten, but lives with honour intact. He then reminds us about the incomprehensible atrocities taking place in Gaza against an imprisoned and defenceless people while most of the world turns away without any sense of outrage or compassion. We pick up his story from this point.

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jeudi, janvier 15, 2009

Prêt à regarder la réalité en face à propos d'Israël ?

Par Paul Craig Roberts
CounterPunch, le 25 juillet 2008
article original : "Are You Ready to Face the Facts About Israel? "

"Le 21 octobre (1948), le Gouvernement d'Israël a pris une décision qui allait avoir un effet durable et semeur de discorde sur les droits et le statut de ces Arabes qui vivaient à l'intérieur de ses frontières : l'établissement officiel d'un gouvernement militaire dans les zones où la plupart des habitants étaient arabes."
— Martin Gilbert, "Israel: a History"

J'avais renoncé à essayer de trouver un Américain doté d'une conscience morale et du courage qui va avec, et j'étais sur le point d'abandonner mon clavier lorsque j'ai rencontré le pasteur Thomas L. Are.

M. Are est un pasteur presbytérien qui avait l'habitude de dire à ses paroissiens d'Atlanta (Géorgie) : "Je suis sioniste". Comme la plupart des Américains, le pasteur Are avait été séduit par la propagande israélienne et contribuait à la propager auprès de son assemblée de fidèles.

Vers 1990, le pasteur Are eut une prise de conscience qu'il a attribuée au chanoine de la cathédrale Saint-Georges de Jérusalem et auteur Marc Ellis, coéditeur du livre, "Beyond Occupation" [au-delà de l'occupation].

Réalisant que son ignorance de la situation sur le terrain l'avait rendu complice de graves crimes, le pasteur Are écrivit un livre en espérant éviter à d'autres de commettre les mêmes erreurs et peut-être se racheter en partie, "Israeli Peace Palestinian Justice", publié en 1994 au Canada.

Le Pasteur Are avait fait des recherches sur ce sujet et écrit un livre courageux. Il faut se rappeler que 1994 était bien avant le livre de Walt et de Mearsheimer, sorti récemment, qui a exposé le pouvoir du Lobby d'Israël et sa capacité à contrôler l'explication apportée aux Américains sur le "conflit israélo-palestinien".

Le pasteur Are commence par un compte-rendu de la première attaque contre les Palestiniens, un événement qui s'est produit avant que la naissance de la plupart des Américains aujourd'hui en vie. Il cite l'éminent historien britannique, Arnold J. Toynbee : "Le traitement infligé aux Arabes palestiniens en 1947 (et en 1948) était tout aussi moralement indéfendable que le massacre de six millions de Juifs par les Nazis. Bien que ce ne fût pas comparable quantitativement avec les crimes des Nazis, ce l'est qualitativement."

Golda Meir, considérée par les Israéliens comme une grande dirigeante et par les autres comme l'une des grandes criminelles de l'histoire, contestait les faits : "Ce n'était pas comme s'il y avait un peuple palestinien en Palestine et que nous soyons venus et les en avions chassés et pris leur pays. Ils n'existaient pas."

L'apologie de Golda Meir pour les grands crimes d'Israël contredit tellement les faits que l'on en reste abasourdi. Les camps de réfugiés palestiniens existent toujours à l'extérieur de la Palestine et sont remplis des Palestiniens et de leurs descendants, dont les villes, villages, maisons et terres furent saisis par les Israéliens en 1948. Le pasteur Are fournit au lecteur la description que Naïm Atik a faite de ce qui lui est arrivé, à l'âge de 11 ans, lorsque les Juifs arrivèrent à Beisan le 12 mai 1948. Des communautés entières de Palestiniens disparurent purement et simplement.

En 1949, les Nations Unies dénombraient 711.000 réfugiés palestiniens.[United Nations General Assembly Appendix 4, No. 15 ]

En 2005, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient [UNRWA] estimait que 4,25 millions de Palestiniens et leurs descendants étaient réfugiés hors de leur patrie.

La politique israélienne consistant à évincer les non-Juifs s'est poursuivit pendant soixante ans. Le 19 juin 2008, le Comité Laity en Terre Sainte a rapporté sur le site Window Into Palestine que le Ministère de l'Intérieur israélien est en train de supprimer les droits de résidence des Chrétiens de Jérusalem qui ont été reclassés comme "visiteurs dans leur propre ville".

Le 10 décembre 2007, le député israélien Ephraïm Sneh pérorait dans le Jérusalem Post qu'Israël avait remporté "une vraie victoire sioniste" sur le plan de partition de l'ONU "qui cherchait à établir deux nations sur la terre d'Israël". Ce plan de partition avait alloué à Israël 56% de la Palestine, laissant les Palestiniens avec seulement 44%. Mais Israël a altéré ceci au fil du temps. Sneh a fièrement déclaré : "Lorsque nous aboutirons à un règlement permanent, nous détiendrons 78% de la terre, tandis que les Palestiniens en contrôleront 22%."

Sneh aurait pu ajouter que ces 22% sont essentiellement un ramassis de ghettos séparés les uns des autres et séparés des routes, de l'eau, des établissements de santé et des emplois.

Le pasteur Are décrit que les abus contre les droits des Palestiniens sont la politique officielle d'Israël. Les assassinats, la torture et les passages à tabac sont routiniers. Le 17 mai 1990, le Washington Post a rapporté que [l'association] Save the Children [Sauvez les Enfants !] "a prouvé, documents à l'appui, les passages à tabac commis sans distinction, l'utilisation de gaz lacrymogène et les fusillades d'enfants chez eux ou juste à l'extérieur de chez eux, lorsqu'ils jouent dans la rue, sont assis dans leur salle de classe ou qu'ils se rendaient à l'épicerie."

Le 19 janvier 1988, le Ministre de la Défense Yitzhak Rabin, qui deviendra plus tard Premier ministre, annonça la politique de "raclées punitives" contre les Palestiniens. Les Israéliens ont décrit le but de cette raclée punitive : "Notre tâche est de recréer une barrière et d'amener à nouveau la peur de la mort aux Arabes de la région."

Selon Save the Children, le passage à tabac d'enfants et de femmes sont habituels. Le pasteur Are, citant ce rapport dans le Washington Post, écrivait : "Save the Children a établi qu'un tiers des enfants battus avaient moins de 10 ans et qu'un cinquième d'entre eux avaient moins de cinq ans. Près d'un tiers des enfants battus souffraient de fractures."

Le 8 février 1988, le magazine Newsweek citait un soldat israélien : "Nous avions reçu l'ordre de frapper à chaque porte, d'entrer et de nous emparer de tous les hommes. Les plus jeunes étaient alignés face contre mur et les soldats les frappaient avec des matraques. Ce n'était pas une initiative privée, mais les ordres de notre commandant de compagnie… Après que l'un des soldats eut terminé de battre un détenu, un autre soldat le traita de 'Nazi' et le premier homme lui rétorqua : 'Espèce de cœur d'artichaut'. Lorsque l'un des soldats essaya d'en stopper un autre qui frappait un Arabe sans raison, les coups de poings se mirent à voler." C'était au temps où la conscience n'avait pas encore été éliminée des rangs de l'armée israélienne.

Dans le London Sunday Times du 19 juin 1977, Ralph Schoenman, directeur exécutif de la Bertrand Russell Foundation, a écrit : "Les interrogateurs israéliens maltraitaient et torturaient les prisonniers arabes de façon routinière. Les prisonniers ont une cagoule sur la tête ou les yeux bandés et sont pendus par leurs poignets pendants de longues périodes. La plupart d'entre eux est frappée aux parties génitales ou ils sont abusés sexuellement d'une manière ou d'une autre. La plupart subissent des agressions sexuelles. D'autres reçoivent des décharges électriques."

Amnesty International a tiré la conclusion suivante : "Il n'y a aucun autre pays au monde où l'usage officiel de la torture prolongée est aussi bien établi et documenté que dans le cas d'Israël."
Même le Washington Post pro-israélien a rapporté : "Lorsqu'il est arrêté, un détenu endure une période de privation de nourriture et de sommeil suivant des méthodes institutionnalisées, et le prisonnier est obligé de rester debout durant de longues périodes avec les mains menottées en l'air et un sac crasseux lui recouvrant la tête. Les prisonniers sont tirés sur le sol, frappés avec divers objets, savatés, déshabillés et placés sous des douches glacées."

On se croirait à Abou Ghraïb [N. du T. : en Irak, la prison où les Américains faisaient subir toutes sortes de tortures aux Irakiens] ! Des reportages de presse affirment que des experts en torture israéliens ont participé aux tortures des détenus rassemblés par les soldats américains, ce qui faisait partie de la propagande du Régime de Bush pour convaincre les Américains que l'Irak était submergé de terroristes d'Al-Qaïda. Le 23 juillet 2008, le site Antiwar.com a posté un reportage de presse irakien selon lequel le gouvernement irakien avait libéré un total de 109.087 Irakiens "détenus" par les Américains. Evidemment, ces "détenus terroristes" avaient été utilisés pour les besoins de la propagande du Régime de Bush. Personne ne saura jamais combien d'entre eux ont été abusés par les tortionnaires israéliens importés par la CIA.

L'ouvrage du pasteur Are fait des suggestions intelligentes pour résoudre le conflit commencé par Israël. Toutefois, le problème est que les gouvernements israéliens ne croient qu'en la force. La politique du gouvernement israélien a toujours été de battre, de tuer et de brutaliser les Palestiniens pour les soumettre et les obliger à fuir. Quiconque en doute peut lire le livre du meilleur historien israélien Ilan Pappe, "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" (2006).

Les Américains sont un peuple crédule et naïf. Ils ont été pendant 60 ans complices des crimes qui, selon les mots d'Arnold Toynbee, "sont comparables en qualité" aux crimes de l'Allemagne nazie. Alors que Toynbee écrivait ceci il y plusieurs dizaines d'années, l'accumulation des crimes israéliens pourrait être maintenant comparable aussi en quantité [aux crimes des Nazis].

Les Etats-Unis mettent régulièrement leur veto sur les condamnations d'Israël par les Nations-Unies pour ses crimes brutaux contre les Palestiniens. Les contribuables américains insouciants ont été saignés pendant un demi-siècle pour fournir aux Israéliens les meilleures armes avec lesquelles ils attaquent leurs voisins, et l'Amérique - qui est essentiellement une nation captive - s'est laissée convaincre qu'Israël est la victime.

Voici ce que John F. Mahoney a écrit : "Thomas Are me rappelle Dietrich Bonhoeffer : un pasteur actif qui arrive à la réalisation dérangeante que lui et son peuple ont alimenté un terrible mensonge qui tue et torture des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants innocents. Point n'est besoin d'être devin pour deviner qu'un tel pasteur, à son tour, risque de perturber ses fidèles. Le pasteur Are a fait son travail, et je pense qu'il a souvent et longtemps prié pendant qu'il écrivait son livre courageux."

Bonhoeffer était un théologien et un pasteur luthérien, qui fut exécuté pour sa participation active dans la résistance allemande contre le nazisme.

Le Professeur Benjamin M. Weir, du Séminaire Théologique de San Francisco, a écrit : "Ce livre mettra le lecteur mal à l'aise. Il vous demande de prêter votre voix au nom des sans voix."

Les Américains qui ne sont plus capables de penser par eux-mêmes et qui sont terrifiés à l'idée d'être désapprouvés par ceux de leur génération sont incapables de prêter leur voix à quiconque, sauf à ceux qui contrôlent le monde de propagande dans lequel ils vivent.

L'ignorance et l'indifférence des Américains sont une grande frustration pour mes amis du mouvement israélien pour la paix. Sans un soutien extérieur, ces Israéliens, qui croient dans la bonne volonté et qui ne partagent pas la croyance de leur gouvernement dans la doctrine de Lénine selon laquelle la violence est la seule force efficace de l'histoire, sont démunis par le soutien de l'Amérique à la politique de violence de leur gouvernement et privés de toute solution pacifique d'un conflit qui a commencé en 1947 par l'agression israélienne contre des villages palestiniens sans méfiance.

Le pasteur Are a écrit son livre avec l'espoir que la plume est plus forte que l'épée et que les faits peuvent évincer la propagande et celui établir une base pour un règlement juste de la question palestinienne. Dans son chapitre de conclusion, "Ce que les Chrétiens peuvent faire", le pasteur Are écrit : "Nous ne pouvons pas permettre à d'autres de dicter notre pensée sur quelque sujet que ce soit, en particulier sur quelque chose d'aussi important que la loyauté chrétienne, qui est testée par notre attitude vis-à-vis de la recherche de justice pour les opprimés. Savoir est un devoir chrétien."

Ce devoir a bien sûr un coût. Le pasteur Are écrit : "Parlez au nom des Palestiniens et vous vous ferez des ennemis ! Pourtant, en tant que Chrétiens, nous devons être prêts à soulever des questions que nous avons pour l'instant choisies d'esquiver."

Plus d'une décennie plus tard, le Président Jimmy Carter, véritable ami d'Israël, a essayé une nouvelle fois de faire prendre moralement conscience [de cette question] aux Américains avec son livre, "Palestine: Peace Not Apartheid". Carter a été instantanément diabolisé par le Lobby d'Israël.

Jusqu'à présent, soixante années d'efforts ont été exercées en vain par des personnes bonnes et humanistes, afin de rendre Israël responsable, mais ces efforts sont encore plus importants aujourd'hui. Israël a pris en otage la nation américaine qui est sur le point d'attaquer l'Iran et les conséquences pourraient être catastrophiques pour tous ceux qui sont concernés. Le but affirmé de cette attaque est d'éliminer tout soutien au Hamas et au Hezbollah afin qu'Israël puisse mettre la main sur toute la Cisjordanie et le sud du Liban. Le Régime de Bush est enthousiaste à l'idée de faire ce qu'Israël lui dit et les médias et les églises évangéliques "chrétiennes" préparent le peuple américain pour cet événement.

Il est paradoxal qu'Israël démontre que la véracité ne se trouve pas dans la croyance chrétienne dans le bien, mais dans la doctrine de Lénine selon laquelle dans l'histoire la violence est la force efficace, et que les églises évangéliques sionistes soient d'accord.

Paul Craig Roberts fut Secrétaire-adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il a été rédacteur en chef associé de la page éditoriale du Wall Street Journal et rédacteur en chef collaborateur de National Review. Il est aussi le co-auteur de " The Tyranny of Good Intentions" [La Tyrannie des Bonnes Intentions].

Traduction : [JFG-QuestionsCritiques]

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Victimes civiles : des associations de droits de l’homme accusent les Israéliens de crimes de guerre

Par Donald Macintyre et Kim Sengupta à Jérusalem
The Independent, jeudi 15 janvier 2009
article original :

Neuf des principales organisations pour les droits de l’homme du pays ont déclaré qu’Israël est soupçonné de commettre des crimes de guerre et devrait mettre un terme au « risque actuel évident qu’il fait courir aux vies et au bien-être de milliers de civils » à Gaza.

Ces organisations israéliennes ont écrit au gouvernement [israélien], aux chefs des forces armées et au ministre de la justice, condamnant les dommages « sans précédent » causés à une population civile qui se trouve désormais dans une « détresse humanitaire extrême », condamnant « l’utilisation délibérée de la force pour tuer » et une série de ce qu’elles nomment des « violations flagrantes des lois de la guerre ».

Ces condamnations incluent, en dehors du nombre de victimes, le fait qu’avec des points de passage aux frontières fermés, les habitants ne peuvent pas s’échapper de la zone de guerre et vivent dans la « peur et la terreur ». Ces organisations ont cité également les graves problèmes de capacité du système hospitalier de Gaza et l’impossibilité d’évacuer environ 600 blessés et les patients atteints de maladies chroniques. Elles disent que l’armée empêche les équipes de secours d’atteindre les zones isolées qui ont subi des attaques intensives et elles dénoncent le fait que, avec les eaux usées qui se déversent dans de nombreuses rues, plus d’un demi-million de personnes sont dépourvues d’eau potable et 250.000 habitants sont sans électricité depuis 18 jours. Un million d’autres habitants sont sans électricité à tout moment.

Ces agences disent également que 12 personnes des services médicaux ont été tuées et que 17 autres ont été blessées, et qu’il y a eu 15 attaques distinctes contre des installations médicales. Pendant ce temps, Israël a frappé des cibles civiles, considérées comme cibles militaires uniquement parce qu’elles représentent des « symboles du pouvoir » dans la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas.

Plusieurs représentants des droits de l’homme se sont donnés la peine de bien faire comprendre qu’ils étaient aussi fermes dans leur condamnation des attaques à la roquette et au mortier par les militants [palestiniens] qui tuent et blessent des civils israéliens. Mais leur lettre dit que les dommages infligés à la population civile de Gaza, qui compte 1 million et demi d’habitants, sont « disproportionnés », et ils appellent le gouvernement à ouvrir des corridors pour permettre aux habitants d’échapper aux combats et aux équipes de secours d’accéder aux blessés.

Interrogé sur la large majorité d’Israéliens qui, selon les sondages, soutiennent la guerre à Gaza, l’avocat israélien de droits de l’homme, Michael Sfard, a déclaré : « nous connaissons une corrosion morale ». Il y a cinq ans, lorsque 15 passants furent tués par la bombe utilisée pour assassiner le dirigeant du Hamas Saleh Shehadeh, « il y a eu un débat très sérieux. Aujourd’hui nous cela est quotidien et personne ne pipe mot. Les [Forces de Défense d’Israël] ont cessé d’exprimer des regrets ».

La lettre écrite par les organisations des droits l’homme dit aussi que les transformateurs, les câbles et autres équipements qu’Israël a autorisés, quatre jours auparavant, à être installés dans la seule centrale électrique de Gaza ont été sérieusement endommagés dans une attaque aérienne dans la nuit de lundi.

Jakob Kellenberg, le président du Comité International de Croix-Rouge (CICR), a déclaré après une visite à Gaza que la trêve quotidienne de trois heures offerte par Israël pour des raisons humanitaires « n’est tout simplement pas assez longue ». Il a ajouté : « Il faut un accès de 24 heures pour les blessés et ceux qui ont faim ». Des responsables du CICR ont dit qu’il est souvent impossible d’organiser des convois d’ambulances à travers les zones de combat dans le temps imparti. M. Kellenberger, qui a visité également la ville frontalière israélienne de Sderot, a déclaré qu’il comprenait « le grand dommage psychologique » causé par les attaques de roquettes. Mais il a dit que les scènes qu’il a vues à l’hôpital Shifa de Gaza étaient « choquantes, vraiment choquantes, cela fait très mal à voir. Le nombre de patients ne cesse d’augmenter ».

Oxfam a dit que le coût des dommages à la centrale électrique étaient estimés à 280.000 livres sterling [environ 300.000 €]. Bien qu’ils représentent moins que la consommation quotidienne, 369.000 litres de fuel industriel – nécessaires pour alimenter la centrale électrique et restaurer l’électricité vitale à l’alimentation en eau et au traitement des eaux usées à Gaza – sont retenus au terminal de Nahal Oz, parce qu’il est trop dangereux de les transporter jusqu’à la centrale électrique.

Gaza : Statistiques au 15 janvier 2009

19 : Nombre de jours depuis le début du conflit.
2.360 : Nombre d’attaques aériennes.
1.013 : Nombre de Palestiniens tués.
670 : Nombre de victimes civiles.
225 : Nombre d’enfants tués.
69 : Nombre de femmes tuées.
4.700 : Nombre de Palestiniens blessés.
10 : Nombre de soldats israéliens tués.
4 : Nombre d’Israéliens tués par leurs propres tirs.
3 : Nombre de civils israéliens touchés par des roquettes tirées depuis Gaza.

Traduction [JFG-QuestionsCritiques]

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jeudi, janvier 08, 2009

Peut-on défendre Israël ?

Parmi les nombreux messages qui me parviennent, un petit nombre veut défendre Israël en invoquant tel ou tel comportement palestinien. Voici, en quelques mots, une brève réponse.

Je pense qu’il faut toujours en revenir au point de départ : Israël est un Etat colonialiste qui a chassé les Palestiniens de leur terre en 1948. Il refuse leur retour qui ne serait pourtant que le respect du droit.

Avec ses colonies, cet Etat raciste ne cesse de pratiquer le nettoyage ethnique pour continuer à augmenter son territoire. Il viole toutes les résolutions de l’ONU depuis soixante ans, se sachant protégé par l’Europe et les Etats-Unis. Ceux-ci ont besoin d’un gendarme au Moyen-Orient pour contrôler le pétrole. Israël se plaint des armes nucléaires éventuelles chez ses voisins, mais il a lui-même deux cents têtes nucléaires, installées en toute illégalité.

Israël se prétend “la seule démocratie au Moyen-Orient” (comme si un régime d’apartheid pouvait être démocratique!). Mais les alliés d’Israël au Moyen-Orient (Arabie saoudite, Koweït, Egypte...) sont des dictatures abominables. En plus, lorsque les Palestiniens de Gaza “votent mal”, Israël les punit par des blocus et des agressions sans fin.

Ceux qui critiquent certains mouvements palestiniens actuels, oublient de dire que précédemment, Israël a tout fait pour détruire les mouvements palestiniens de gauche ou nationalistes. Et qu’il a systématiquement refusé de négocier avec Arafat tout en prétendant le contraire.

Tout ceci peut être prouvé par des études d’historiens (notamment israéliens), des déclarations de tous les grands dirigeants sionistes eux-mêmes et des témoignages de juifs progressistes d’aujourd’hui.

Les colonialistes se plaignent de tirs de roquettes et d’attentats. Certes, toutes les méthodes de lutte ne conviennent pas. Mais puisque les oppresseurs, surarmés, ont privé les oppressés de tout moyen d’action légal, ils seraient bien aimables de dire comment il convient de résister.

Il n’y aura pas de solution au Moyen-Orient sans établir une vraie démocratie, pour tous. Et donc accorder tous leurs droits aux Palestiniens.

Certes, des Israéliens souffrent également (d’ailleurs, ils souffrent aussi de la pauvreté et de discriminations racistes imposées par les dirigeants israéliens). Internet nous permet d’ouvrir avec chacun, ici et là, un débat sur les véritables causes du problème. En dénonçant les médiamensonges et les déformations de l’Histoire.

Pas de paix sans Justice!

Michel Collon
28 décembre 2008

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http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=
2009-01-05%2018:02:22&log=articles

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Israel L'Etat Le Plus Raciste Au Monde !!!

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lundi, mars 26, 2007

Sabra et Shatila


SANS COMMENTAIRE

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vendredi, décembre 29, 2006

Est ce que le sionisme est du racisme ?

En 1974, l'Assemblée générale des Nations unies avait invité l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) à participer à ses travaux avec le statut d'observateur. En novembre de la même année, l'Assemblée avait réaffirmé les droits inaliénables du peuple palestinien à l'indépendance nationale et au droit au retour. Ces droits ont depuis été réaffirmés chaque année.
Le 10 novembre 1975, l'Assemblée adoptait, par 72 voix contre 35 et 32 abstentions, une résolution énonçant que "le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale".

En octobre 1991, les négociations de paix israélo-palestiniennes reprirent lors d'une conférence historique à Madrid. Deux mois plus tard, le 16 décembre 1991, l'Assemblée révoquait d'une phrase le texte de 1975 - texte que Kofi Annan, secrétaire général de l'organisation, a un jour qualifié de manifestation "lamentable" d'antisémitisme.

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lundi, décembre 25, 2006

Shoah - Idith Zertal - Dieudonné

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Jerusalem, la ville de la paix

PRIONS POUR JERUSALEM !

"Jérusalem : la ville de la paix au coeur de la guerre"

Qu'elles soient militaires ou diplomatiques, les batailles pour la cité trois fois sainte se succèdent depuis près de trois mille ans.

Par Baudouin Eschapasse

Son nom, Ourousalim en akkadien, Yerushalayim en hébreu, Ur Salam en arabe signifie « ville de la paix ». Triste paradoxe... Jérusalem est depuis trois mille ans l'objet d'une succession de sanglants conflits. Universellement convoitée, cette ville a été tour à tour attaquée par les pharaons, les empereurs babyloniens, les armées grecques, perses, romaines, byzantines, puis arabes et croisées. Elle est aujourd'hui au centre du conflit qui oppose les Israéliens et les Palestiniens.

Au terme du plan de partage adopté le 29 novembre 1947 par les Nations unies (lire page 44), la cité ne devait pourtant faire l'objet d'aucun enjeu territorial, l'ONU ayant décidé de la placer sous son administration, en vertu de la résolution 181 qui établit un corpus separatum. Un statut exceptionnel justifié par la forte symbolique de cette métropole pour les trois religions du Livre. Elle est en effet à la fois le siège du grand Temple pour les juifs, le lieu du supplice de Jésus pour les chrétiens et l'objet d'un songe de Mohammed pour les musulmans. Bien qu'acceptée par les Israéliens, cette disposition est immédiatement rejetée par la Ligue arabe. Dès le 29 mai 1948, des unités égyptiennes, transjordaniennes, syriennes, libanaises et irakiennes pénètrent dans la ville. Huit siècles après la fin des croisades, soldées par la victoire des armées de Saladin, « la ville de la paix » sombre à nouveau dans le chaos. Des combats acharnés ensanglantent, tout l'été, les ruelles de la Vieille ville. Principalement le quartier juif dont les troupes arabes entendent expulser les habitants. La bataille de Jérusalem durera près de dix mois.

Lorsque le 7 janvier 1949, l'ONU obtient enfin le cessez-le-feu, la ville se retrouve divisée entre une partie occidentale contrôlée par l'armée israélienne et une partie orientale (y compris toute la Vieille ville où se trouvent de nombreux lieux saints juifs) contrôlée par les troupes transjordaniennes. Ces deux zones, dans un premier temps, sont séparées par un no man's land puis par un mur.

Le 24 janvier 1949, le roi hachémite Abdallah Ier annexe la Cisjordanie ainsi que la Vieille ville de Jérusalem. David Ben Gourion, premier président d'Israël, réplique le 14 décembre sur le terrain politique en décrétant Jérusalem « capitale éternelle d'Israël ». Une déclaration concrétisée à l'issue des opérations militaires menées en juin 1967. Au cours de la guerre des Six Jours, l'Etat hébreu reprend en effet le contrôle d'une grande partie de Jérusalem-est. Et en 1980, l'Assemblée nationale israélienne, la Knesset, ratifie cette décision par une loi fondamentale. Mais cette annexion est rejetée par l'ensemble de la communauté arabe - et internationale, dans sa majorité, pour laquelle la capitale reste Tel-Aviv, où se trouvent la plupart des représentations diplomatiques - mais que les Israéliens justifient en soulignant que cette zone couvre l'ensemble des anciens quartiers juifs de Jérusalem. Ce qui n'empêche pas les Palestiniens de continuer de revendiquer cette cité qu'ils nomment Al Qods, la Sainte, comme leur capitale, notamment depuis le dixième anniversaire de la Conférence islamique de juin 1975. La symbolique cité de Jérusalem redeviendra-t-elle jamais la « ville de la paix » ?

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http://www.historia.fr/data/mag/719/71906001.html

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