samedi, août 07, 2010

Une église de Floride propose de brûler le Coran le 11 septembre

Une église de Floride organise une «journée internationale pour brûler le Coran» à la date anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, une initiative dénoncée par des associations musulmanes comme une manifestation de la hausse de l’islamophobie aux Etats-Unis.

L’église «Dove World Outreach Center» («atteindre un monde de paix») invite à brûler le 11 septembre prochain des exemplaires du Coran devant ses portes à Gainville, à quelque 500 km au nord-est de Miami, et invite d’autres centres religieux à en faire autant, pour se souvenir des victimes des attentats et combattre «le démon de l’islam».

«L’islam et la charia sont responsables du 11-Septembre. Nous allons brûler des Corans car nous pensons qu’il est temps pour les chrétiens, pour les églises, pour les responsables politiques de se lever et de dire: ’non, l’islam et la charia ne sont pas les bienvenus aux Etats-Unis’», a déclaré à l’AFP le pasteur Terry Jones, qui organise cette manifestation.

«Nous avons reçu beaucoup de menaces de mort de groupes jihadistes, mais nous ne pouvons pas réagir par la peur et nous ne pouvons pas compromettre nos croyances. Quelqu’un doit se lever», a ajouté le pasteur.

Des membres d’un forum sur internet défendant le jihad, Al-Falluja, ont réagi en menaçant de faire couler «des rivières» de sang américain.

«Malheureusement, dans cet Etat comme dans tout le pays, l’islamophobie est en augmentation», a réagi auprès de l’AFP Ramsey Kilic, porte-parole du Centre pour les relations islamo-américaines (CAIR).

Pour soutenir l’action du pasteur Jones, un groupe s’est formé sur Facebook (International Burn a Koran Day), sur lequel se sont déversés ces derniers jours des commentaires haineux et xénophobes entre partisans et opposants à l’initiative.

Sur sa page internet (www.doveworld.org), l’église animée par Terry Jones, auteur d’un livre intitulé «L’islam, c’est le diable», propose aussi d’autres activités, comme une manifestation le 2 août contre l’homosexualité.

(Source AFP)

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jeudi, novembre 15, 2007

Sarkozy et les musulmans

L’histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l’Etat s’est lancé dans une diatribe confuse d’une vingtaine de minutes, « dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire », contre le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe » et leurs difficultés d’intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l’occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Mais ses interlocuteurs, qui n’en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l’avoir bien compris, tant le discours était décousu et surtout hors de propos avec l'objet de ces rencontres, la préparation du Sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs.

Cette idée du "choc des civilisations" a déjà été développée, de façon plus policée, par le chef de l'Etat, dans une indifférence assez étonnante, le 27 août dernier, dans son discours aux ambassadeurs. Il avait alors expliqué que le "premier défi, sans doute l'un des plus importants" auquel doit faire face la France est : "comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident? Ce n'est pas la peine d'employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies". Pour Sarkozy, "nous aurions tort de sous estimer la possibilité" "d'une confrontation, entre l'Islam et l'Occident": "l'affaire des caricatures en a été un signe avant-coureur". Dès lors, la surprise de Bertie Ahern et de Fredrik Reinfeldt s'explique: ils n'avaient sans doute pas lu ces quelques lignes.

Links
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/11/sarkozy-et-les-.html

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vendredi, novembre 09, 2007

Terrorisme : la preuve bidon de la presse allemande

La presse allemande publie une note griffonnée en arabe et raturée qui a été retrouvée à côté de l’une des deux bombes trouvées en juillet dans un train allemand. Elle souligne que, selon la police, cette bombe était destinée à tuer des centaines de personnes. Il va sans dire que ce bout de papier suffit à conclure que le projet d’attentat était le fait « des musulmans ».

Cependant, les journalistes allemands sont autant aveuglés par leurs préjugés que leurs collègues occidentaux. Ils n’ont pas pensé utile de se faire traduire la dite note. Ils auraient découverts qu’il ne s’agit pas d’une revendication politique déposée intentionnellement, mais d’une liste de courses (olives, fromage blanc…) abandonnée par un voyageur après avoir biffé les produits achetés.

Sources :
http://www.voltairenet.org/article151496.html

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jeudi, mai 17, 2007

Veuillez nous pardonner notre racisme !

par Goel Pinto
Haaretz, le 16 mai 2007
Article original : "Forgive us our racism"

Imaginez seulement que ce soit l'inverse qui se produise. Que se serait-il passé si le chauffeur palestinien avait froidement tué son client franco-israélien ?!

Le meurtre de Taysir Karaki de Beit Hanina, 35 ans et père de cinq enfants, a été perpétré par un seul individu, mais le terreau dans lequel a poussé le terroriste juif français Julian Soufir mérite néanmoins un examen collectif.

Ce ne sont pas que quelques Juifs français qui ont expliqué, durant la récente campagne présidentielle en France, qu'ils étaient pour Nicolas Sarkozy à cause de la poigne de fer qu'il a employé contre les immigrés musulmans de la première génération lors des émeutes de banlieues de 2005. Son soutien sans équivoque à la communauté juive après le meurtre d'Ilan Halimi en 2006 et le fait qu'il en ait attribué la cause à des motifs antisémites a aussi aidé Sarkozy à gagner le vote de nombreux Juifs français. Des remarques du style "les Arabes prennent le pouvoir en France" et "nous avons besoin d'un véritable homme pour remettre les choses en place ici" ont été exprimées par beaucoup plus que quelques Juifs durant la campagne électorale.

Il y a 600.000 Juifs qui vivent aujourd'hui en France. Contrairement aux enfants des immigrés musulmans, de nombreux Juifs français ont obtenu des postes à responsabilité et ont gagné le respect et la protection du gouvernement. Dans un Etat qui met en avant l'effacement de l'identité religieuse pour favoriser une identité nationale en tant que membres de la République, les Juifs ont joué sur les deux terrains. D'un côté, ils se sont intégrés à la société française, tandis que de l'autre ils ont continué à démontrer une grande loyauté à Israël et, en particulier, aux gouvernements de la droite dure qui ont régné ces dernières décennies.

L'agitation de nombreux Juifs français et le racisme que certains d'entre eux affichent vis-à-vis des Musulmans ne sont pas un phénomène nouveau. Je me souviens d'une matinée de shabbat dans une synagogue parisienne. J'avais 12 ans. C'était pendant la guerre du Liban de 1982 et le rabbin a récité la prière pour l'Etat d'Israël et ses soldats. La congrégation a répondu par des interruptions telles que "Sharon, montre-leur !" et "Tue-les !" Le rabbin n'a fait aucun effort pour les faire taire. Même à ce moment-là, il était clair que cette communauté, qui avait fait des dons généreux à Israël, utilisait cet Etat comme instrument de vengeance.

Aucun Juif français n'oserait faire du mal à un Musulman en France. Soufir, le meurtrier juif, a émigré en Israël avant d'assassiner un Arabe - et pas à cause d'une quelconque pénurie de Musulmans en France. C'était plutôt parce que de nombreux Juifs, en France, préfèrent se draper dans le tallith des victimes - et, là-bas, les incidents anti-Juifs leur fournissent assez de munitions pour agir ainsi. L'image de la victime entraîne le gouvernement à les soutenir beaucoup, en grande partie à cause de ses propres sentiments de culpabilité face à la période de Vichy.

Le temps est venu pour l'Etat d'Israël de placer un miroir devant les Juifs de France, qui tiennent un double langage. Le Premier ministre Ehoud Olmert et la Présidente par intérim Dalia Itzik devraient rendre visite à la famille de la victime assassinée et demander pardon au nom de l'Etat et du peuple juifs, exactement comme le Roi de Jordanie Hussein le fit après le meurtre des sept fillettes de Beit Shemesh lors de l'attaque terroriste de Naharayim en 1977, exactement comme le président français et sa femme, Jacques et Bernadette Chirac, ainsi que le Premier ministre Dominique de Villepin, le firent à la suite du meurtre d'Halimi en participant au service religieux commémoratif dans une synagogue parisienne.

C'est aussi le moment approprié pour les chefs de la communauté juive de France, conduite par le Grand Rabbin Yosef Sitruk, de rendre visite à la Grande Mosquée de Paris et de demander pardon. Pardon pour ce meurtre, mais aussi pour le racisme anti-musulman qui est enraciné dans leur communauté et qui est l'une des causes principales de la détérioration, en France, des relations entre les Juifs et les Musulmans.

Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCriti ques]

links:
http://questionscritiques.free.fr/edito/haaretz/racisme_anti-arabe_160507.htm

Sondage : une majorité de juifs israéliens favorables à l’apartheid
Selon une étude d’opinion réalisée par le Center for the Campaign Against Racism, publiée le 20 mars 2007 :
- Culture : 37 % des juifs israéliens pensent que la culture arabe est inférieure à la culture juive.
- Arabophobie : lorsqu’ils entendent parler arabe, 50 % des juifs israéliens ressentent de la peur et 31 % de la haine.
- Sécurité : 56 % des juifs israéliens pensent que les arabes israéliens posent un problème de sécurité à l’État d’Israël.
- Ségrégation : 55 % des juifs israéliens souhaitent que les juifs et les arabes soient séparés dans les lieux de loisir.
- Citoyenneté : 40 % des juif israéliens pensent que les arabes israéliens devraient être privés de leur droit de vote.

Source : http://www.voltairenet.org/article146681.html

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samedi, mars 17, 2007

L'Islam en France


Journal de France 2 du 02/01/2007.

L'Islam s'est installé et affirmé comme deuxième religion de France. Grâce à ce reportage, vous allez entrer dans le quotidien d'une famille musulmane pratiquante, française et fière de l'être. Une famille tout à la fois très pieuse et attachée à la République.

http://wanzea.free.fr/

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Islam denonce terrorisme


Ce film présente la réponse des musulmans au terrorisme et leur dénonciation de ce méfait. Commençant par l'événement de 11 septembre, ce film explique que tout acte de violence contre les civils est un crime contre l'humanité et un péché en termes religieux. Il souligne également que le terrorisme est une caractéristique inhérente aux idéologies séculières telles que le communisme, le fascisme et le racisme. Au contraire les trois religions divines – l'Islam, le Christianisme et le Judaïsme – sont opposées au terrorisme et leur objectif ultime est d'apporter la paix et la fraternité à l'humanité.

Cette video est issue du site http://www.harunyahya.com

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jeudi, mars 01, 2007

Pour le président de l’UMP, la colonisation est un acte de « civilisation »

par Vincent Geisser
lundi 19 février 2007


On connaît le dicton français : « Un train peut en cacher un autre ». Dans la France sarkozyenne de ce début du XXIe siècle, il faudrait probablement le réactualiser dans le style : « Un seul bélier peut cacher tout un troupeau de moutons ».

En effet, après ses exploits islamophobes sur TF1, le 5 février, à peine deux jours plus tard, le 7 février, Nicolas Bugeaud-Sarko a récidivé. Au meeting enflammé de Toulon (une flamme BBR bien sûr, car il sait très bien que Toulon est une ancienne ville du FN !), le leader de l’UMP, candidat permanent à la présidence de la République, outre qu’il persistait dans ses histoires de mouton, d’excision, de polygamie, d’habillement des femmes…, non conformes aux « vraies » valeurs françaises, choisissait de se lancer dans une véritable réhabilitation de la colonisation française en Afrique du Nord, vantant l’œuvre de « civilisation » (sic) des petits colons.

Aucun bruit dans la presse. Aucune critique parmi les intellectuels républicains éclairés, donneurs de leçons. Aucune attaque de la part de ses concurrents de droite et de gauche, y compris ceux de cette gauche « anti-libérale » qui, décidemment, semble complètement décalée par rapport à la France urbaine.

Le révisionnisme historique sarkozyen est donc passé comme une lettre à la poste coloniale avec, en prime, un beau timbre exotique (une négresse aux seins nues, une fatma au regard de braise, un chibani dans son burnous blanc…), que les petits enfants français pourront coller dans leur album philatélique multicolore, offert gracieusement par les services marketing de l’UMP (l’Union des Musulmans Passifs).

Il est vrai, que Nicolas Bugeaud-Sarko avait bien choisi son lieu pour lancer sa campagne électorale : ancienne ville « brune » (l’ombre du FN plane toujours), ancienne capitale de la mafia politico-affairiste (le fantôme du parrain Maurice Arreckx continue à hanter le département), Toulon est aussi une cité d’accueil pour de nombreux rapatriés pieds noirs radicaux, nostalgiques du bon vieux temps des colonies. Ici, on casse du « bicot », du « bougnoule » et du « gris », comme on boit du Pastis ou de l’anisette ! C’est une mode régionale, mieux encore, c’est un sport électoral qui vous propulse directement à la mairie, au Conseil général ou encore plus haut, à la présidence de la République [coloniale] !

A cours de son meeting enflammé (BBR), Nicolas Bugeaud-Sarko en est allé de son petit couplet désormais classique qui devient une sorte de refrain de campagne, venant même concurrencer notre belle « Marseillaise » (le pauvre Rouget de Lisle, auteur de notre hymne national, a du se retourner dans sa tombe) :
« Je souhaite qu’on ne puisse pas vivre en France sans respecter sa culture et ses valeurs. Je souhaite qu’on ne puisse pas s’installer durablement en France sans se donner la peine d’écrire et de parler le Français. Et à ceux qui veulent soumettre leur femme, à ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l’excision ou le mariage forcé, à ceux qui veulent imposer à leurs sœurs la loi des grands frères, à ceux qui ne veulent pas que leur femme s’habille comme elle le souhaite je dis qu’ils ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française. A ceux qui haïssent la France et son histoire, à ceux qui n’éprouvent envers elle que de la rancœur et du mépris, je dis aussi qu’ils ne sont pas les bienvenus » (N. Sarkozy, Toulon)[1].

Imaginez ce même couplet sarkozyen sur l’air de « La Marseillaise », c’est émouvant, non ? Allez chantons :
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de Sarko est arrivé
Contre nous la polygamie
L’étendard UMP est levé, (bis)
Entendez-vous dans vos banlieues
Mugir ces féroces imams
Ils viennent jusque dans vos immeubles
Egorger vos moutons et voiler vos femmes


Mais à Toulon, contexte régional oblige, la Marseillaise islamophobe ne suffit plus à mobiliser les militants et les électeurs, car ici les « Musulmans », on les a pratiqués pendant deux siècles, d’abord comme sujets indigènes, puis comme bougnoules immigrés et aujourd’hui comme Beurgnoules, ces banlieusards à peine francisés.

Pour cela, Nicolas Bugreaud-Sarko sait y faire : jouer sur la corde émotionnelle de la mémoire familiale de ces milliers de rapatriés européens qui ont été injustement chassés de leurs terres par ces horribles musulmans qui osaient revendiqué leur « indépendance » (Istiqlal !, un gros mot dans cette France du XXIe siècle !). A ces victimes de l’histoire incomprises par les politiques (De Gaulle en premier), Nicolas Bugeaud-Sarko, leur propose un remède simple, le « révisionnisme historique », prescrit sans ordonnance et, en plus, remboursé directement par la « sécurité nationale » :

« Le rêve européen a besoin du rêve méditerranéen. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve qui ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation » (N. Sarkozy, Toulon)[2].

En effet, pour Nicolas Bugeaud-Sarko, la colonisation n’est pas seulement un idéal du passé, elle est aussi une idée d’avenir pour résister à la mondialisation. Sarko, le nouveau « José Bové » de la droite civilisatrice ? A Toulon, devant des rapatriés nostalgiques, le héros républicain du président de l’UMP n’est plus Jean Jaurès mais Jules Ferry, le génie de la colonisation française :

« Faire une politique de civilisation comme le voulaient les philosophes des Lumières, comme essayaient de le faire les Républicains du temps de Jules Ferry. Faire une politique de civilisation pour répondre à la crise d’identité, à la crise morale, au désarroi face à la mondialisation. Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout fut toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où rien ne fut jamais médiocre, où même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l’art et de la pensée, où le génie humain s’éleva si haut qu’il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie. La source n’est pas tarie. Il suffit d’unir nos forces et tout recommencera ». (N. Sarkozy, Toulon)[3].

Nicolas Bugeaud-Sarko a au moins le mérite de la clarté. Il dit en substance à ces « pauvres rapatriés », vous n’étiez pas des colonisateurs mais des civilisateurs ! Avant votre débarquement, l’Afrique du Nord n’était qu’une région de friches, de terres incultes et de peuplades arriérées. En deux mots : une sorte de « jungle maghrébine » peuplée de tribus sauvages et de barbares belliqueux ! Et à ceux qui, comme ces « historiens trous du cul » (l’expression est de Georges Frêche)[4], oseraient se livrer à une critique scientifique de la colonisation française, le candidat permanent à la présidence de la République leur répond, avec une pointe de démagogie :

« Cessons de noircir le passé. L’Occident longtemps pécha par arrogance et par ignorance. Beaucoup de crimes et d’injustices furent commis. Mais la plupart de ceux qui partirent vers le Sud n’étaient ni des monstres ni des exploiteurs. Beaucoup mirent leur énergie à construire des routes, des ponts, des écoles, des hôpitaux. Beaucoup s’épuisèrent à cultiver un bout de terre ingrat que nul avant n’eux n’avait cultivé. Beaucoup ne partirent que pour soigner, pour enseigner. On peut désapprouver la colonisation avec les valeurs qui sont les nôtres aujourd’hui. Mais on doit respecter les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi œuvrer utilement pour un idéal de civilisation auquel ils croyaient. Il faut respecter ces milliers d’hommes et de femmes qui toute leur vie se sont donné du mal pour gagner par eux-mêmes de quoi élever leurs enfants sans jamais exploiter personne et qui ont tout perdu parce qu’on les a chassés d’une terre où ils avaient acquis par leur travail le droit de vivre en paix, une terre qu’ils aimaient, parmi une population à laquelle les unissait un lien fraternel. Je veux le dire à tous les adeptes de la repentance qui refont l’histoire et qui jugent les hommes d’hier sans se soucier des conditions dans lesquelles ils vivaient, ni de ce qu’ils éprouvaient. Je veux leur dire : de quel droit les jugez-vous ? » (N. Sarkozy, Toulon)[5].

Nicolas Bugeaud-Sarko a raison.

De quel droit jugez-vous ces petits colons, ces grands civilisateurs qui ont apporté leur lumière à cette Afrique du Nord plongée dans les ténèbres de la tradition, de l’obscurantisme et de la barbarie ?

Vous, les grands frères oppresseurs des filles de quartiers, exciseurs professionnels, polygames patentés, égorgeurs rituels du mouton, qui forçaient vos femmes et vos soeurs à porter le tchadri ou la bourqa, de quel droit les jugez-vous ?

Vous les intellectuels islamo-gauchistes qui écrivez des articles et des ouvrages critiques sur cette superbe œuvre humanitaire qui s’appelle « La colonisation française », de quel droit les jugez-vous ? Les colons ne furent-ils pas les précurseurs de Médecins du Monde (MDM), de Médecins sans frontières (MSF) ou, mieux encore, des Restos du Cœur pour les immigrés ?

Vous les « Musulmans déçus du sarkozysme » qui osez dénoncer l’œuvre civilisatrice de votre ministre de l’Intérieur (le CFCM ou le Conseil Français pour Civiliser les Musulmans), de quel droit les jugez-vous ?

Allez, soyez bons joueurs ! Rejoignez l’UMP, l’Union des Musulmans Passifs !

En ce moment, la carte de l’UMP est à 20 euros et à 35 euros pour un couple[6] (et sans supplément si vous êtes polygame).

Et puis, si vous n’y trouvez pas votre compte, vous pourrez toujours vous mettre à boire du Pastis ou de l’anisette pour oublier…, ou tout simplement rentrer chez vous en sifflotant gaiement notre nouvel hymne national, « La Marseillaise sarkozyenne » :
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de Sarko est arrivé
Contre nous la polygamie
L’étendard UMP est levé, (bis)
Entendez-vous dans vos banlieues
Mugir ces féroces imams
Ils viennent jusque dans vos immeubles
Egorger vos moutons et voiler vos femmes…


(*) Vincent Geisser est co-auteur avec Aziz Zemouri de Marianne & Allah. Les politiques français face à la question musulmane, La Découverte, sortie officielle : le 15 mars 2007.

[1] Discours de Nicolas SARKOZY, meeting, Toulon (Var), le 7 février 2007.
[2] Discours de Nicolas SARKOZY, meeting, Toulon (Var), le 7 février 2007.
[3] Discours de Nicolas SARKOZY, meeting, Toulon (Var), le 7 février 2007.
[4] Cité par Vincent GEISSER et Aziz ZEMOURI, Marianne et Allah. Les politiques français face à la question musulmane, Paris, La Découverte, 15 mars 2007.
[5] Discours de Nicolas SARKOZY, meeting, Toulon (Var), le 7 février 2007.
[6] Selon le site www.cybermilitant.com.

Vincent Geisser : Politologue, chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (CNRS), enseigne à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. )

liens
http://www.oumma.com/spip.php?page=imprimer&
id_article=2350#_ftnref1

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samedi, février 17, 2007

Au coeur de Mekkah

Une américaine, un malaysien et un sud-africain sont suivis tout au long de leurs pélérinages à la mecque. Décrouvrez l'histoire de la ville et les principaux rites du 5eme piliers de l'islam.

( Pour télécharger les 3 parties en format avi :

1ère partie

2ème partie

3ème partie

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Devillier José Bové : Islam

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jeudi, février 08, 2007

Abd Al Malik vs Peltier MPF

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